Science ouverte : quel impact ?
Les politiques en faveur de la science ouverte se généralisent sous l’influence des financeurs de la recherche. L’Unesco dans ses recommandations y voit l’opportunité d’une coopération internationale pour faciliter l'accès universel à la connaissance scientifique. Il semble important de prendre du recul.
- Quel est l’impact de ces nouvelles pratiques sur la façon de conduire les recherches et sur le rôle des acteurs ?
- Quel est l’impact socio-économique de ces nouvelles pratiques ?
- Comment reconnaitre ces pratiques dans l’évaluation ?
Développer la science ouverte dans toutes ses dimensions c’est d’abord reconnaître, au niveau de l’Institut, l’engagement des scientifiques dans ce type de démarche. Pour ce faire, plusieurs actions sont menées de front :
- faire évoluer le dispositif d’évaluation interne ;
- organiser le suivi et la mise en visibilité des pratiques de science ouverte réalisées au sein d’INRAE ;
- travailler sur l’analyse de l’impact de l’ouverture auprès de la communauté scientifique et des acteurs de la société.
La DipSO s’implique dans ces actions avec d’autres acteurs
La reconnaissance par les pairs et par la société des pratiques de la science ouverte a conduit à travailler collectivement avec la direction à l’Évaluation (DEV) ainsi qu’avec la déléguée à l’Intégrité-déontologie-éthique pour adapter notamment les fiches d’activités des dossiers d’évaluation. En complément de l’ouverture de productions académiques et de productions s’adressant à d’autres publics (publications de transfert, supports pédagogiques, brevets et autres produits de la grille EREFIN) déjà signalée, de nouveaux éléments relatifs aux bonnes pratiques de science ouverte ont été intégrés, tels que l’ouverture de jeux de données dans des entrepôts certifiés, l’implication dans des dispositifs de publication et de reviewing ouverts (type Peer Community In) ou dans des démarches de science et recherche participative.
Pour accompagner cette dynamique de reconnaissance, nous devons pouvoir suivre les activités de science ouverte pour en mesurer les évolutions dans le temps, fournir les éléments utiles pour les évaluations, ou rendre compte de l’activité auprès des financeurs de la recherche. C’est pourquoi un Baromètre INRAE de la science ouverte a été réalisé en lien avec les autres instituts de recherche.
Par ailleurs, nous souhaitons mieux comprendre l’impact de l’ouverture sur les potentiels bénéficiaires (communauté scientifique, acteurs socio-économiques, apprenants, citoyens). Ici, l’apport de la méthode ASIRPA* est une piste que nous souhaitons explorer, au travers de projets de recherche participative, pour identifier les éventuelles spécificités de ces démarches en matière d’impact sur la société. La première étude de cas a porté sur les travaux engagés par l’unité SVQV (santé de la vigne et qualité du vin) à Colmar depuis une douzaine d’années, pour illustrer dans quelle mesure l’ouverture à la société civile et la co-construction des questions de recherche interviennent dans les mécanismes générateurs d’impacts. Il s’agit en outre d’analyser les conditions de réplicabilité de ces approches.
* ASIRPA (Analyse des impacts de la recherche publique agronomique) est une approche d’analyse des impacts socio-économiques de la recherche à l’échelle d’une institution de recherche, développée par des chercheurs d’INRAE.
Appel à contributions
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