Souveraineté, sécurité, intégrité, sobriété... Nouveaux défis pour la science ouverte ? Bilan 2025
À l’heure où la science évolue dans un monde traversé par des impératifs de souveraineté, de sécurité, d’intégrité et de sobriété, la science ouverte ne peut plus être pensée comme une simple dynamique d’ouverture. Elle doit s’affirmer au contraire comme un cadre structurant, capable de concilier partage des connaissances et maîtrise des usages. Si des améliorations doivent encore être apportées, les travaux menés en 2025 et illustrés dans ce bilan montrent que cette conciliation est possible à travers des dispositifs de gouvernance des données, des infrastructures souveraines et des pratiques alignées sur les principes FAIR.
Dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle, la fragmentation de l’écosystème de la publication scientifique et les risques
accrus de désinformation, la qualité informationnelle devient un enjeu central. Les entrepôts de confiance, les logiciels libres et les politiques publiques en faveur de l’ouverture constituent autant de leviers pour garantir la reproductibilité, la traçabilité et l’intégrité des résultats scientifiques.
Plus que jamais, la science ouverte apparaît comme un projet collectif, exigeant et évolutif, au service d’une recherche plus transparente, plus robuste et plus utile à la société.
Introduction - Souveraineté, sécurité, intégrité, sobriété... Nouveaux défis pour la science ouverte ?
La prospective INRA de 2018 sur la transition numérique dans l’enseignement supérieur et la recherche identifiait de nombreux risques auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, notamment :
- la captation de la valeur des données par des acteurs privés, entraînant une dépendance à leurs outils et services ;
- la réutilisation massive des données personnelles ou la non-prise en compte des droits d’auteur ;
- la désinformation et la perte de confiance envers la science sur les réseaux sociaux ;
- la consommation énergétique liée notamment à la multiplication des dépôts numériques.
En 2024, le rapport du Groupe de travail du G7 « Best practices for secure & open research » rappelle qu’ouverture et sécurité ne sont pas opposées : l’ouverture doit se faire dans le respect de la vie privée, de la sécurité, de l’éthique et de la propriété intellectuelle.
En moins d’une décennie, souveraineté, sécurité, intégrité, sobriété sont devenus des sujets centraux pour la science ouverte. Ce chapitre introductif du bilan DipSO 2025 est l’occasion de revisiter quelques-unes de nos actions dans ce contexte et d’évoquer des perspectives
Rapport 2025 sur l’accompagnement des activités de recherche
Afin d’assurer la mise en œuvre de la politique de science ouverte de l’Institut, d’ouvrir les processus de la recherche et les résultats qui en résultent, et de faire évoluer les e-infrastructures, la DipSO a développé une offre de services pour accompagner la communauté scientifique INRAE et ses partenaires des UMR dans les changements de pratiques que cela implique.
Ce rapport présente l’accompagnement des activités de recherche pour l’année 2025 à travers des indicateurs d’usages de son offre de service, répartis selon les cinq grandes missions de la direction. Pour les produits en ligne, un lien direct vers la page d’accueil est proposé, pour les autres services, les liens renvoient vers les pages descriptives sur le portail de la science ouverte.
Faits marquants 2025
Les faits marquants présentés constituent des exemples de démarches ayant abouti à des résultats probants en 2025, regroupés par objectifs du plan d’actions Science Ouverte INRAE. Si vous êtes intéressés par l’un ou l’autre de ces faits marquants, n’hésitez pas à solliciter le contact indiqué.